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janvier 27, 2015 / Food Investigatrice

Kotteri Ramen Naritake

Comme je l’ai déjà mentionné plus tôt sur le blog, j’ai eu l’opportunité de vivre une courte période au Japon durant mes études. C’est là-bas que j’y ai développé un amour pour les gyozas, mais aussi pour les ramen! Disons que les jours très froids d’hiver, les cantines à ramen étaient ce qu’il y avait de plus abordable pour ma bourse d’étudiante tout en me permettant de faire le plein d’énergie pour la journée.

Las, trouver des ramen dignes de ce nom à Paris relève de la mission impossible. Mais pas tout à fait, grâce à Kotteri Ramen Naritake. Comme son nom l’indique, l’enseigne y sert des ramen ainsi que quelques accompagnements. Le fonctionnement est identique aux adresses japonaises: on s’installe autour du comptoir, on commande, on slurpe et on s’en va, on n’y va pas pour tailler la bavette avec le copain et la plupart du temps on y va seul d’ailleurs – fait quasi improbable à Paris tant c’est « honteux » de manger seul.

Chez Kotteri on choisit d’abord son bouillon, à savoir l’intensité que l’on souhaite. Attention, plus un bouillon est « fort », plus il aura de goût et plus il sera épais. Aussi les quantités servies sont monstrueuses, pour une fois je suis partie sans finir mon assiette, le comble! J’avais choisi le ramen au porc, car j’aime ces fines tranches grasses en bouche et là on est dans la générosité, pas comme chez Sara (hum).

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Le service est expéditif mais on n’y va pas pour le sourire. Ne soyez pas effrayé par la foule car comme je l’ai indiqué ce n’est pas le genre d’endroit où l’on s’attarde après manger. Côté prix compter dans les 15€ le gros bol de ramen, malheureusement on ne peut choisir la taille de celui-ci.

La prochaine fois que vous êtes perdus dans le quartier de la rue Sainte-Anne vous saurez donc où vous rendre ;)

Kotteri Ramen Naritake

31 rue des Petits Champs, 75001 Paris
+331 42 86 03 83

 

janvier 24, 2015 / Food Investigatrice

Mandoobar

Le Mandoobar est un établissement coréen ouvert dans la plus grande discrétion en 2014. Puis on en a parlé dans l’émission Très Très Bon et la machine s’est rapidement emballée; à tel point qu’il a obtenu le prix Fooding du « meilleur bar à délices », une place dans le Bib Gourmand 2015 et figure dans de très nombreux classements des meilleures adresses food à Paris.

Mais on y mange quoi exactement au Mandoobar? En fait, tout est dans le nom, « mandu » signifiant raviolis en coréen. Et moi dès qu’on me parle raviolis, j’arrive en courant.

L’adresse est située vers Saint-Lazare, dans un coin que l’on peut qualifier de désert gastronomique. Côté concurrence de quartier il n’y a donc pas foule, pari osé je dois dire car dans ces cas-là, soit on reste vide, soit tout Paris accoure. On entre dans un restaurant qui tient plutôt d’un comptoir où l’on s’attable autour de la cuisine. Mmm, concept déjà vu au Gyoza Bar. Du reste, la déco est dépouillée, style indus avec lampes qui pendouillent; on regrettera peut-être le manque d’originalité sur ce point d’ailleurs, malgré quelques remarquables touches personnelles.

Lors de notre venue le Chef Kim Kwangloc était présent et quel homme! Un cuisinier passionné qui n’hésitera pas à passer du temps à vous expliquer ses techniques, ses produits; les éloges qu’on entend de lui sont totalement fondées.

Alors ne vous attendez pas à une carte à rallonge. 3 sortes de raviolis, 2 sortes de tartares (préparés à la commande) et en accompagnement ce sera soupe, riz ou salade. Les raviolis (ultra frais) sont cuits vapeur sur commande, ils ne sont pas frits par la suite. On notera la variante au « kimchi », préparation coréenne de chou fermenté dont on va vous rabâcher cette année croyez-moi. La sauce servie pour faire trempette est faite maison, bien évidemment. Et là, contrairement à mes récents avis je dirais comme le Fooding: un délice!

Côté glouglou, de la bière coréenne bien sûr mais n’hésitez pas à tester le thé matcha, préparé dans la tradition japonaise: une tuerie!

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Les prix restent doux malgré l’ambiance raffinée qui y règne, compter une vingtaine d’€ par personne et attention, réservation impérative.

Une adresse à en faire un QG je vous dis!

Mandoobar

7 rue d’Edimbourg, 75008 Paris
+331 55 06 08 53

janvier 14, 2015 / Food Investigatrice

Chez Aline

Si vous êtes parisiens et amateurs de sandwichs tout comme moi, j’ose espérer qu’il est inutile de vous présenter Chez Aline.

Si non, sachez que c’est un comptoir à emporter avec 3-4 places assises ouvert le midi et en semaine uniquement. Qu’est-ce qu’on y sert? Que de la cuisine du jour, du chaud comme du froid et on confectionne sur demande des sandwichs au pain baguette ou rond. Passé 12h15, autant dire qu’il y a foule pour se délecter de cette cuisine fraîche et goûtue, soyez donc rapides!

L’adresse est loin d’être récente et continue de faire le plein et c’est sans surprise. A près de 2 années d’écart entre mes 2 visites je dois dire que la qualité reste inchangée.

Lors de ce récent déjeuner j’ai opté pour un sandwich pain rond au thon et oeufs durs et en accompagnement une salade de champignons à la crème. Le tout pour environ 12€, sans boisson cela dit mais si vous vous restaurez sur place on vous offrira une carafe d’eau sans problème.

Admirez la fraîcheur de la salade, on en mangerait n’est-ce pas? ;)

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Si vous passez dans le coin de la Mairie du 11ème un de ces midis, ne réfléchissez plus, foncez!

Chez Aline

85 rue de la Roquette, 75011 Paris
+331 43 71 90 75

janvier 5, 2015 / Food Investigatrice

Allegra

Allegra signifie « joyeuse » en italien. Je vais donc vous parler d’une adresse…de pizzas pour changer. « Encore? » me direz-vous; il faut dire qu’avec un marché de plus de 5 milliards d’€ rien que pour la France, deuxième consommateur mondial du produit, il y a de quoi faire naître l’entrepreneur qui sommeillerait en nous.

L’adresse a ouvert ses portes en 2014 dans le quartier en pleine expansion de Château d’Eau – que j’ai connu nettement moins glorieux enfant. Toujours prête à manger une bonne pizza (environ 3 fois par mois), j’ai traîné mes guêtres jusque là-bas pour y voir de plus près.

La pizzeria donne sur un boulevard, à ma grande surprise, moi qui m’attendais à une adresse plutôt intime. C’est surtout intime à l’intérieur avec l’éclairage à la bougie. Plus sérieusement, j’attends qu’on m’explique cette manie d’empêcher le client de voir ce qu’il mange.

Passé ces quelques surprises, passons à la commande.

En apéritif mon fiancé a opté pour un Spritz qui était franchement loin d’être convaincant. Je ne savais pas que cela pouvait se rater. Intéressant.

Gourmands et curieux on a voulu tester les entrées avec la bresaola (11€) et le tataki de veau façon vitello tonato (9€) et ce n’était franchement pas fulgurant. On a tendance à regretter le manque de générosité des entrées, là ce fut plutôt le contraire, on aurait espéré un peu plus de « finesse » dans la présentation comme dans le goût.

C’est du côté de la pizza qu’ils vont se démarquer avec leur pâte: « Nos pizzas sont préparées avec une farine italienne « Manitoba » biologique et une pâte maison maturée 3 à 4 jours pour développer son gout. » Et il faut dire que le goût est nettement différent, très appréciable. La pâte reste craquante, délicate bien qu’elle tienne davantage qu’une plus classique.

Nous avons goûté deux recettes:

Speck: Sauce tomate de Sicile, fior di latte, champignons blonds de Paris, Speck, origan, piquillos (16€)

Speck: Sauce tomate de Sicile, fior di latte, champignons blonds de Paris, Speck, origan, piquillos (16€)

Mortadelle: Sauce tomate de Sicile, fior di latte, Mortadelle de Bologne, olives Taggiasca, persillade (13€)

Mortadelle: Sauce tomate de Sicile, fior di latte, Mortadelle de Bologne, olives Taggiasca, persillade (13€)

La seconde m’a assez perturbée. L’omniprésente persillade prenait finalement le dessus sur la mortadelle engendrant un mélange de saveurs qui ne fut pas des plus agréables. Quant au service on est dans le style branchouille du moment: je fais copain-copain sans franchement me préoccuper de tes réelles attentes ou besoin.

Au global l’expérience fut donc une déception et l’adresse ne vaut franchement pas le déplacement, encore une fois je ne comprends pas sa présence sur le site du Fooding. Vont-ils vraiment goûter les restos?

Allegra

70 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris
+331 42 08 16 81

 

 

janvier 2, 2015 / Food Investigatrice

Aux Lyonnais

20140923_172729053_iOSInutile de vous présenter Alain Ducasse, chef triplement étoilé et à la tête de tant de restaurants dans le Monde que je ne saurais compter. Parmi ses établissements parisiens, aujourd’hui nous allons nous attarder sur la table Aux Lyonnais, véritable bouchon parisien. Au-delà de s’y rendre pour apprécier une cuisine typiquement lyonnaise, l’établissement, qui date de 1890 mérite la visite à lui seul.

Seulement comme tout établissement signé Ducasse, les prix pratiqués sont à la hauteur de la beauté des lieux. J’ai donc patiemment attendu l’occasion de l’évènement « Tous au restaurant » qui a lieu une fois par an où, pour un menu acheté, un est offert. C’est par ce même biais que j’avais pu tester Benoit, autre bistrot historique de la maison Ducasse.

Mon fiancé étant bourguignon, c’était là pour nous l’occasion de retrouver la cuisine de « sa région ».

Voici donc ce que nous avons pu déguster.

Pour commencer (pour 2):  la traditionnelle « Cervelle des Canuts »

Quel nom bizarre me direz-vous? Au départ j’ai moi-même cru que c’était de la cervelle d’un animal appelé canut que je ne connaissais pas…Finalement il s’agit tout simplement d’une recette à base de fromage frais, échalotes et ciboulette notamment. Le nom vient des canuts, ouvriers du tissage de la soie à Lyon. Après, pourquoi avoir ajouté le mot (osons le dire: rédhibitoire) cervelle? Je ne saurais dire!

Entrée: Œuf poché aux champignons des bois, mouillettes aillées

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Plat (pour 2): Tendron de veau braisé, macaroni aux olives de Nyons

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Là je dois dire que j’ai été bluffée. Le côté généreux du plat pour 2 rend le repas d’autant plus intime, convivial et la tendreté de la viande ont fini de me convaincre! Un plat qui mérite toutes les attentions.

Pour terminer en douceur: Marjolaine au chocolat de notre Manufacture à Paris

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Le dessert fut une véritable gifle. Non seulement je n’avais plus faim, mais malgré cela j’ai dévoré ce dessert. Quels parfums, quelles saveurs, quelle dextérité, et servi à la température la plus juste. Je reste toujours ébahie face à la technique que requiert la pâtisserie.

Le repas (hors boissons) nous a donc coûté 62€ pour 2. Je vous laisse imaginer les prix hors promotion spéciale, néanmoins je dois avouer que le lieu en jette franchement, cela reste une sacrée expérience parisienne à vivre.

Concernant le service, j’ai été plus qu’agréablement surprise, à aucun moment je n’ai ressenti le sentiment d’être un client « d’occasion » ou de vivre un service expéditif; le tout fut justement rythmé. Côté boissons vous y trouverez une très belle sélection de vins, même au verre mais là encore, gare à l’envolée des prix.

En conclusion: un bistrot chic et choc à la cuisine certes traditionnelle mais impeccable et qui vous offrira une expérience hors du temps.

Aux Lyonnais

32 Rue Saint-Marc, 75002 Paris
+331 58 00 22 16

 

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