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novembre 28, 2014 / Food Investigatrice

La Mise au verre

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Il y a quelques temps de cela, j’ai fait un stop à Nice à l’occasion d’un déjeuner un lundi.

Ne connaissant absolument rien de la ville puisque c’était la première fois que j’y mettais les pieds, j’avais fait quelques recherches avant. L’idée était de trouver un petit bistrot sympathique, sans pour autant se ruiner.

Et c’est le Fooding qui m’a mené à cette adresse, qui semble être située dans le plein centre de la ville. Il s’agit du deuxième bar à vin d’Olivier Labarde, déjà propriétaire de la Part des Anges, situé à un jet de pierres de la Mise au Verre.

Aux fourneaux, des anciens de la première adresse: Eric Cherval et Bruce Fortunato.

A peine un pied posé dans cette antre, on sait que l’on va bistroter à tout berzingue. Une belle et abordable carte des vins (dispos au verre) fait figure d’entrée. Et c’est à l’ardoise du jour que l’on choisira comment l’accommoder.

On y mange autant de produits régionaux que possible, pour le reste tout semble provenir de France de ce que l’agréable serveuse nous a expliqué.

Alors qui dit bistrot, dit cochonnaille! On a donc commencé par une entrée que l’on a partagé.

terrine de campagne maison - 8€

terrine de campagne maison – 8€

Place aux plats, plutôt viandards pour ce qui nous concerne.

tartare de bavette grillée, sauce anchoïade, haricots vers du pays et échalotes

tartare de bavette grillée, sauce anchoïade, haricots vers du pays et échalotes – 16,50€

cuisse de volaille fermière confite aux oignons, courgettes trompettes au basilic - 13,50€

cuisse de volaille fermière confite aux oignons, courgettes trompettes au basilic – 13,50€

En conclusion, une adresse qui fait parfaitement l’affaire pour ce que l’on attend d’un bistrot. On ne s’y rendra pas pour voir la cuisine française revisitée mais pour y déguster des produits frais et de saison ou prendre un verre de vin autour d’une planche le soir venu.

La Mise au Verre

17 rue Pastorelli, 06000 Nice
+334 93 85 69 90

 

novembre 26, 2014 / Food Investigatrice

« On ne prend pas de réservation »

Je ne sais pas vous mais moi, les établissements qui ne prennent pas de réservation, cela a le don de me faire hérisser les poils. Bien sûr, je ne parle pas des enseignes de type street food où il est entendu qu’on ne traîne pas après avoir fini de manger ou encore des bars à vin où il est franchement difficile de déterminer le temps qu’on va y passer (pour un verre ou…).

Non, je parle des bistrots, des caves à manger et autres adresses world food qui ont décrété que non, elles ne prenaient pas de réservation.

Premièrement, cela démontre que l’établissement est sûr de couvrir son nombre de couverts. Et devinez quoi? C’est très, très souvent le cas. Je ne crois pas connaître d’établissements ne prenant pas de réservation où on n’a pas, au minimum, les 15 minutes d’attente classique.

C’est là une démarche marketing des plus classiques: créer le besoin. « Ils ne prennent pas de résa donc mieux vaut y aller tôt » et…on se fait tous piéger.

Je ne compte plus le nombre d’établissements parisiens affichant cette règle. Personnellement, je trouve cela particulièrement et profondément discriminant. Je m’explique.

Si j’ai le moindre handicap ne me permettant pas de poireauter 1h dehors, je peux passer mon chemin. Oui parce que le parisien ne pense qu’à lui, il ne laissera sûrement pas sa place.

Si j’ai décidé d’aller au restaurant avec mes enfants, là encore je peux oublier (avez-vous déjà vu un enfant avoir faim/froid/envie de s’asseoir? Je vous passe les détails).

En gros, mieux vaut ne pas être + de 4, être en forme et surtout ne pas avoir d’enfant. Pour ce qui est d’ouverture d’esprit côté clientèle on repassera.

Moi qui pensais qu’il s’agissait là d’un pur snobisme parisien, j’ai découvert qu’à NYC cette règle était légion. Et ces établissements affichent une queue 2 fois plus longue que la moyenne parisienne. La plupart de ces endroits sont des lieux branchés, adoubés par les réseaux sociaux, entendez clientèle 20-30 ans, urbaine et connectée.

Quant à Paris, je distingue 2 grandes familles pratiquant le « no réservation »:

Le Bistrot classique (présent dans tous les guides touristiques):

La Cantine du Troquet Dupleix, le Relais de l’Entrecôte, les Cocottes, la Régalade…

Le Spot branché (adoubé par tous les blogueurs, repère durant la fashion week):

HollyBelly, Bones, Clamato, Buvette, le Mary Celeste…

Et un foodie n’est jamais aussi branché que s’il fait de son QG ce genre d’établissements.

Mais si la branchitude ne vous sied pas ou que vous n’aimez tout simplement pas poireauter, voici quelques adresses où vous pourrez réserver ou trouver votre place tranquillement: l’Atelier Vivanda, Drouant, Chez Michel, Bistrot Belhara pour ce qui est du bistrot; plus hype: Al Taglio, Aux Deux Amis, Au Passage, Rice & Fish. Sinon n’hésitez pas à vous balader dans le tag associé sur le blog ;)

novembre 23, 2014 / Food Investigatrice

Retro Bottega

Voilà une adresse que seuls les aficionados ou habitants/ commerçants du coin connaîtront, celle-ci étant nichée dans une rue au croisement du Faubourg Saint Antoine, à quelques pas de la place d’Aligre.

Aux commandes, une équipe 100% italienne, tout comme les produits qui composent la carte qui change au gré des arrivages. Compter une vingtaine de places assises, voire plus lorsque les tables débordent sur le trottoir.

Côté déco, aucun designer de renom n’est passé par là, on a chiné à droite et à gauche le mobilier. Ambiance bobo de quartier garantie.

A la carte, on retrouve les codes de la « trattoria » italienne, à savoir une cuisine simple à partir de produits régionaux ou sélectionnés. Point d’entrées ou de plats à proprement parler mais plutôt des assiettes chaudes ou froides à consommer seul ou à partager.

Et c’est le propriétaire, Pietro, originaire des Pouilles qui nous fera la lecture et les explications de texte. On aime beaucoup le temps pris à chaque table pour expliquer l’origine, la démarche de recherche des produits et des producteurs cachés derrière.

Malgré la longueur des intitulés de la carte, on constate donc rapidement que c’est surtout l’envie de mettre en avant les produits plutôt que la cuisine qui ressort.

Et en effet, à l’arrivée des assiettes qui se suivent on comprend mieux. On joue sur les huiles, les vinaigres et les herbes pour valoriser les produits. On a tout misé sur 2-3 ingrédients qu’on a mariés ensemble.

Burratina de Pouilles, pousse d’épinards, groseille rouge, monocultivar, vinaigre de sureau, poivre

Burratina des Pouilles, pousse d’épinards, groseille rouge, monocultivar, vinaigre de sureau, poivre – 16€

Barquette de poivron de « Vittoria », salade de poulpe de roche, courgette

Barquette de poivron de Vittoria, salade de poulpe de roche, courgette – 22€

Bruschetta, Brie de Meau fermier « ferme des 30 Arpents », tomates des Pouilles, lardo di colonnata, romarin et salade de poivrons de Vittoria

Bruschetta, Brie de Meau fermier « ferme des 30 Arpents », tomates des Pouilles, lardo di colonnata, romarin et salade de poivrons de Vittoria – 22€

Au résultat c’est très bon, mais on attend plus qu’un bon poulpe ou une bonne tomate cerise, un peu de mise en forme, de sublimation aurait été bienvenue pour justifier les prix, pas forcément abordables de tous. Ce qui va alors à l’encontre même du concept de la trattoria.

Avec le recul (important de ne jamais exprimer « à chaud » son ressenti), ce ne fut pas une expérience au souvenir impérissable. Quand on a la capacité de servir d’aussi beaux produits je trouve cela bien dommage de ne pas faire davantage d’effort pour les mettre en musique, au profit du matraquage par le prix.

ENGLISH VERSION

Retro Bottega is a trattoria located a few steps away from the place d’Aligre. There, expect quality Italian products only. Unfortunately, more time could have been spent in the kitchen to magnify these products and justify the prices.

Retro Bottega

12 rue Saint Bernard, 75011 Paris
+331 74 64 17 39

 

novembre 18, 2014 / Food Investigatrice

Pizzeria dei Cioppi

Il m’en aura fallu du temps pour écrire sur cette adresse. Autant dire que ce ne fut pas le « love at first bite » pour faire un jeu de mots. Reprise par le proprio du bistrot Caffè dei Cioppi qui se trouve à quelques pas de là, le lieu a bénéficié d’une jolie publicité à son ouverture.

Située à un jet de pierres de chez moi je ne pouvais pas passer à côté. C’est cet été que j’y suis allée pour la première fois. Et cette première ne fut pas un grand succès. Le goût manquait, tout comme la gourmandise, j’aurais mis un 3/5 pour être généreuse.

Puis le Chef a changé et une occasion (ie pas envie de faire à manger) s’est présentée pour y retourner. Et là clairement je vis la différence. Plus de goût, plus de viande, peut-être un meilleur choix de produits je m’aventurerais même à dire. Cette fois-ci fut la bonne.

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La focaccia mortadelle/ crème de truffes (une tuerie)

La focaccia mortadelle/ crème de truffes (une tuerie)

Du côté de la pâte, celle-ci est assez épaisse mais parfaitement digeste et elle n’est pas molle du tout. En même temps, il en faut de la pâte pour faire tenir toute cette garniture :) pour le coup on ne pourra certainement pas critiquer cet aspect.

Vous pourrez vous restaurer sur place, le lieu est assez sympathique pour s’y installer ou prendre à emporter.

Une adresse que je vous recommande sans ciller si vous êtes dans le coin où d’infâmes adresses ont pignon sur rue.

Je n’ai malheureusement plus les prix en tête mais vous vous en tirerez pour 15€ par personne si vous êtes un grand gourmand.

ENGLISH VERSION

Pizzeria dei Cioppi is a nice place if you’re looking for pizza « al taglio ». You must be a mozzarella lover as you’ll find some all over your slice. If you are a vegan, you’ll be able to find some option and if you’re not, you must try the focaccia mortadella/ truffles (not available all the time).

Pizzeria dei Cioppi

44 rue Trousseau, 75001 Paris
+33 9 84 48 14 58

 

novembre 10, 2014 / Food Investigatrice

Miznon

En 2013 une palanquée d’adresses de street food souhaitant sortir du burger (enfin!) ont ouvert leur porte. On a eu Filakia, Mezz, Miznon dont je vais vous parler de suite et probablement tant d’autres qui m’échappent.

J’ai testé Miznon à la rentrée soit près d’un an après son ouverture car je fais partie des rares blogueurs food qui aiment parler des adresses APRES le rodage. Même si de temps en temps je me laisse aller à suivre les tendances et courir la nouvelle adresse comme bon mouton que je suis moi aussi.

Revenons à Miznon. Qu’est-ce que c’est? Sachez que c’est une enseigne située rue des Ecouffes, en plein quartier juif. On ne déroge pas à la culture du coin pour y servir une cuisine israélienne déjà rodée à Tel Aviv. Bon si vous n’avez jamais mis un pied en Israel comme moi, ça ne doit toujours pas vouloir vous dire grand chose.

Vous connaissez la pita quand même? Ce pain rond qu’on fourre qu’on retrouve aussi chez les Grecs et les Libanais (si si, rappelez-vous comme vous aimez le tremper dans le houmous).

Donc la pita, c’est l’ingrédient principal. Ensuite on a des variantes de remplissage comme: « kebab d’agneau », « steak and egg », « choux fleurs brisés » et j’en passe. Vous pourrez aussi prendre des accompagnements comme un demi chou fleur à 6€50 – vraie carotte quand l’unité coûte 1€50. On se fait plaisir sur la marge.

Pas de service en salle. On commande quand on arrive, on paye et on espère ne pas attendre 30 minutes sachant qu’on a déjà payé. Ce jour-là on a pu rapidement prendre place et nous fûmes vite servis (- de 10 minutes).

La pita kebab d’agneau

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Franchement c’était ultra bon. Généreux en viande, fraîcheur des produits et ses oignons tout frais: un vrai délice. Juste ce qu’il faut de sauce pour que ce ne soit pas tout sec ni que ça vous coule tout partout dessus.

La pita choux farcis à l’oignon

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A réserver aux aventuriers car c’est nettement plus fort en goût. On passe si on ne supporte pas la potée ou la soupe au chou.

Le lieu

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Ambiance sympa avec vieux meubles de récup, on pousse le style jusqu’à la vaisselle émaillée et l’omniprésence du chou intrigue davantage qu’elle dérange. Clientèle plutôt jeune et du quartier (20-25 ans).

ENGLISH VERSION

Miznon is a street food spot serving israelian food, the same address already existing in Tel Aviv. Meat, fish and vegan pitas are served. You can eat-in or take out. Cauliflower is present in lots of the pitas so the taste can sometime be strong. My best advice is the pita « kebab d’agneau »: a classical.

Miznon

22 rue des Ecouffes, 75004 Paris
+331 42 74 83 58

Prix

9.50€-12€ pour une pita viande ou poisson / for a fish or meat pita
6€-8€ pour une pita végétarienne / for a vegan pita

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